Bien éclairer son œuvre d'art nécessite un bon éclairage

L'éclairage peut être naturel ou artificiel.

La source de lumière naturelle est idéale mais elle varie selon l'heure de la journée, les conditions météorologiques, les ombres naturelles et l'emplacement de l'œuvre dans la pièce.

La lumière du soleil chauffe et émet des ultra-violets lesquels sont destructeurs pour une peinture ou une photographie.

Si l’on souhaite un éclairage constant et maîtrisé, une lumière artificielle s’impose.

Les ampoules halogènes ou au tungstène étaient d’excellente qualité mais elles chauffaient et émettaient des UV

Le choix le plus adéquat est la Led mais pas n'importe quelle Led.

Il en existe plusieurs types avec des caractéristiques différentes.

Elles ont une température d’éclairage, c’est-à-dire qu’elles présentent une lumière blanche avec une dominante jaune, neutre ou bleu.

 La lumière blanche avec une dominante jaune est dite « couleur chaude » et a une température de couleur de l’ordre de 3 000 °K.

  • La lumière blanche avec une dominantes bleue est dite « couleur froide » et a une température de couleur de l’ordre de 6 000 °K.
  • La lumière blanche neutre a une température de couleur de l’ordre de 4 000 °K.

 C'est cette dernière température de 4 000 °K que Kartlight a retenue car elle s'harmonise très bien en intérieur

Les Led n’ont pas la même qualité colorimétrique.

  • Les Led qui équipent les éclairages bas de gamme ont un CRI de 80.
  • Les Led de haute qualité ont un CRI supérieur à 95.

 

La Led K’artlight offre un Indice de Rendu Colorimétrique selon la norme TM30-18 supérieur à 96 (sur 100 qui est la lumière du soleil). IRC qui se dit aussi CRI en Anglais (Color Index Rendering).

Indice de rendu des couleurs

Évaluation quantitative du degré d'accord entre la couleur psychophysique d'un objet éclairé par l'illuminant en essai et celle du même objet éclairé par l'illuminant de référence – l’état d'adaptation chromatique ayant été correctement pris en compte.

La norme TM 30-18 a été établie en octobre 2018, développée par l’Illuminating Engineering Society (IES) of North America.

  •  Choix méticuleux de 99 échantillons de couleurs – choisis dans une base de plus de 105 000 références

– Continuité des sources de références, avec un changement introduit entre 4 500 °K et 5 500 °K en mixant le référent lumière du jour et le référent corps noir pour éviter la rupture à 5 000 °K

L’indice de référence Rf, calculé avec des sources de références et d’échantillons de couleurs, est très précis et pertinent.

La TM 30-18 propose :

  •  L’indice de saturation Rg (Gamut index)
  •  Une représentation graphique vectorielle de distorsion teinte/saturation
  •  Quatre valeurs détaillées (Rf,skin : fidélité de la peau, Rf# : fidélité par teinte, Rc# : variation chromatique par teinte et Rf,CES# : fidélité par échantillon).

 

La méthode d’évaluation de rendu des couleurs TM 30-18 se veut donc à la fois plus précise et plus complète que l’IRC établi en 1995.


Comparaison du spectre colorimétrique du soleil et de l’éclairage K’artLight

La courbe arrière est celle du soleil et la courbe devant est celle de la Led K’artlight


Intensité lumineuse 

Il est recommandé d’éclairer les tableaux à 300 Lux (c’est la norme utilisée dans les musées).

L’éclairage K’artlight a une intensité lumineuse de 100 lumens.

Elle est équipée d’une optique asymétrique en PMMA ultra-transparente et éclaire l’œuvre à 50 cm à 300 Lux.


Autonomie de la batterie

L’autonomie en continu est de 12 h avec la batterie 5 000 mAh, ce qui correspond à un nombre d’allumage en automatique de 750. 20 allumages par jour permettent 37 jours d’autonomie et 10 allumages par jour 74 jours.

Une exposition à 100 passages par jour permet un éclairage d’une semaine sans recharger la batterie.

Sachant que l’intensité de la lumière est réglable, on peut ainsi diminuer sa consommation et donc augmenter l’autonomie.

Par exemple, en diminuant de 50 % l’intensité lumineuse, on double la durée de la batterie.

On passe, dans le cas d’une batterie de 5 000 mAh, à 24 h, et donc à 1 500 allumages ou 150 jours avec 10 allumages quotidiens.   


Définitions des termes techniques de la lumière

IRC Indice du Rendu Colorimétrique

Réf. : Wikipédia en Français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_rendu_de_couleur

CRI Color Rendering Index

Réf. : Wikipedia en Anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/Color_rendering_index

Intensité lumineuse

Partie du flux lumineux la plus petite possible dans une seule direction.
Une source n’émet pas forcément de la lumière d’une façon égale dans toutes les directions. Il est donc utile de connaître le flux rayonné dans chaque direction.
Symbole : Iv
Unité : Candela (cd) lumen par stéradian.

Eclairement

L’éclairement d’une surface est égal au flux lumineux (en Lumen) tombant sur chaque m² de cette surface.
Symbole : E (formule en fonction du flux lumineux) E = Flux lumineux / Surface
Unité : Lux (lx)

Le Lux équivaut à l’éclairement d’une surface de 1 m² recevant un flux lumineux uniformément réparti de 1 Lumen.

Luminance

La luminance correspond au nombre de candela par m² de surface apparente.
Elle caractérise l’aspect lumineux d’une surface éclairée ou d’une source dans une direction précise. Une source lumineuse primaire (projecteur) ou secondaire (surface réfléchissante) émet vers l’œil des rayons lumineux. La somme de ces rayons lumineux forme l’image de la source de lumière sur la rétine. La luminance d’une surface dépend du flux lumineux reçu, du degré de réflexion de cette surface et de la direction d’observation par rapport à la source lumineuse éclairant cette surface.
Symbole : L

Unité : candela par m² (Cd/m²)

Métamérisme : phénomène qui se révèle avec une mauvaise lumière

Extrait de :  Métamérisme – La problématique des retouches dans les tons bleus

Gaëlle Leclercq

https://doi.org/10.4000/ceroart.1818

Dans le milieu de la conservation-restauration, le métamérisme est un phénomène optique très gênant. Il arrive parfois au restaurateur de constater un changement de teinte dans ses retouches lorsque l’œuvre est restituée au musée ou à son propriétaire. Il s’agit là d’un phénomène de métamérisme révélé, en l’occurrence, par un changement d’éclairage. Les conditions lumineuses d’un milieu d’exposition n’étant pas les mêmes que celles présentes dans un atelier de restauration, elles peuvent révéler à l’observateur humain que la retouche ne possède pas la même composition spectrale que la couche picturale qui l’entoure. La perception de ce phénomène peut varier suivant la sensibilité visuelle du sujet humain et il peut également être révélé lors d’une prise photographique.

Enfin, il faut noter que s’il n’existe actuellement pas de solution qui éliminerait ce problème dans le cadre d’interventions de restauration, on peut cependant prendre certaines mesures de précaution afin de l’éviter au maximum :

  • Opter pour une source lumineuse avec une répartition spectrale la plus uniforme possible.

Autre avantage de l’éclairage K’artlight : protection de la rétine

Une Led normale génère un pic bleu qui stimule la rétine et qui est susceptible de l'altérer si l'intensité est trop importante et durable.

Information issue du document : « Guide de la lumière », Bruno Charmay https://leclairage.fr

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA) : https://leclairage.fr/lumiere-bleue/

Extrait

Un autre effet avéré de la lumière bleue – mais cette fois dans des longueurs d’ondes plus courtes (pic à 430 nm, c’est-à-dire dans le bleu violet) – est de favoriser la dégénérescence des cellules rétiniennes : les ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est comprise entre 415 nm et 455 nm peuvent donc accélérer cette maladie et certains dispositifs optiques (type lunette) filtrent ces ondes.

 


Mesures faites sur la lampe K’ArtLight par le photo-spectromètre 

IRC définie par la CIE 13.3 : 1995 et la FD X 08-018 (avant 2018) : Ra = 99 et R9 = 98

IRC selon la norme TM30-18 (depuis 2018) : Rf = 98 et Rg = 101